Une pièce qui prend aux tripes
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Dernière mise à jour : il y a 4 jours
Le Chant des Lions de Julien Delpech et Alexandre Foulon Théâtre Tristan Bernard

@Kmh
Une pièce qui prend aux tripes.
La composition du Chant des Partisans, cet hymne résistant qui fit taire les peurs et releva la tête de la France occupée depuis Londres, est, comme beaucoup de tournants historiques, le fruit de multiples coïncidences. À travers une mise en scène astucieuse et efficace de Charlotte Matzneff, Le Chant des Lions nous offre à voir la genèse de la création d'une œuvre synonyme de résistance, de courage et de liberté.
On pourrait regretter une mise en route quelque peu laborieuse qui s'attarde - trop ? - sur la volatilité amoureuse de Joseph Kessel au détriment de l'intrépidité de Germaine Sablon. Mais la fin est si bouleversante que l'on pardonne très vite le choix narratif de départ pour ne retenir qu'une seule chose : cette pièce est immanquable.
À l'heure où beaucoup confondent - avec légèreté - patriotisme, nationalisme et populisme, Le Chant des Lions rappelle ce qui a toujours caractérisé le drapeau bleu, blanc, rouge : la lutte pour la liberté de toutes et tous. Je nous souhaite que cette caractéristique perdure.
À voir au Théâtre Tristan Bernard jusqu'au 20 juin
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